...à longueur de jour, à longueur de semaine, à longueur de mois et à longueur d’année. Sans arrêt. Elle n’arrête pas. Elle parle même quand elle dort. Madame Bavarde avait un frère. Tu devines son nom ? Oui, c’est cela : Monsieur Bavard.
— Bon ! dit enfin Madame Bavarde. C’est l’heure de la fermeture de la banque, et celle de rentrer chez moi, et de vous dire au revoir, et que j’ai été ravie de cette petite causerie avec vous.
Et elle rentra chez elle, laissant ce pauvre Monsieur Heureux sans son argent. Le lendemain matin, Madame Bavarde était renvoyée de la banque. Elle trouva un autre emploi au restaurant "La Bonne Soupe".
À midi, Monsieur Glouton entra à "La Bonne Soupe" et s’assit à sa place habituelle. Il venait tous les mardis, car c’était le jour où l’on servait les repas les plus copieux. La serveuse vint prendre sa commande.
— Qu’y a-t-il de bon aujourd’hui ? demanda Monsieur Glouton. — Eh bien, dit Madame Bavarde (car c’était elle la serveuse), il y a de la salade de tomates, du poulet grillé, du canard à l’orange, du lapin en gelée, de la ratatouille, des épinards et bien d’autres bonnes choses encore, comme des frites, et patati et patata...
Et elle continua ainsi jusqu’à minuit. Monsieur Glouton était toujours là, assis sur sa chaise, et il y était depuis midi !
— Bon ! dit enfin Madame Bavarde. C’est l’heure de la fermeture du restaurant et celle de rentrer chez moi.
— Bon ! dit enfin Madame Bavarde. C’est l’heure de la fermeture de la banque, et celle de rentrer chez moi, et de vous dire au revoir, et que j’ai été ravie de cette petite causerie avec vous.
Et elle rentra chez elle, laissant ce pauvre Monsieur Heureux sans son argent. Le lendemain matin, Madame Bavarde était renvoyée de la banque. Elle trouva un autre emploi au restaurant "La Bonne Soupe".
À midi, Monsieur Glouton entra à "La Bonne Soupe" et s’assit à sa place habituelle. Il venait tous les mardis, car c’était le jour où l’on servait les repas les plus copieux. La serveuse vint prendre sa commande.
— Qu’y a-t-il de bon aujourd’hui ? demanda Monsieur Glouton. — Eh bien, dit Madame Bavarde (car c’était elle la serveuse), il y a de la salade de tomates, du poulet grillé, du canard à l’orange, du lapin en gelée, de la ratatouille, des épinards et bien d’autres bonnes choses encore, comme des frites, et patati et patata...
Et elle continua ainsi jusqu’à minuit. Monsieur Glouton était toujours là, assis sur sa chaise, et il y était depuis midi !
— Bon ! dit enfin Madame Bavarde. C’est l’heure de la fermeture du restaurant et celle de rentrer chez moi.

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